Où va l’argent public ?

Souvenirs : l’occitan et le Conseil régional en 2015

En mars 2015, le président de la région Aquitaine Alain Rousset et les conseillers régionaux, réunis en Commission permanente, affirment leur « soutien aux opérateurs suivants » :

  • Calandreta : 200 000 €
  • Institut Occitan d’Aquitaine : 140 000 €
  • Centre de Formation Professionnel Occitan (CFP’OC) : 60 000 €
  • Oc Prod : 60 000 pour la poursuite des activités de diffusion d’Oc-Télé
  • Conta’m : 60 000 € pour le doublage en occitan de films d’animation et la production de programmes audiovisuels français/occitan
  • Ràdio País : 60 000 €
  • Oc-Bi : 50 000 €
  • IEO Aquitaine : 40 000 €
  • Lo Congrès Permanent de la Lenga Occitana: 40 000 €
  • Federacion Interregionau de Medias Occitans (FIMOC) : 15 000 € pour la mutualisation radio presse écrite

(Source) https://france3-regions.blog.francetvinfo.fr/le-blog-de-viure-al-pais-france3/2015/03/25/region-aquitaine-et-loccitan.html

Dans ce fatras de structures administratives ou associatives, on peut admettre au moins la fonction des Calandretas et de Ràdio País. Mais le reste ? Et puis, il est prévisible (et normal) que le basque n’ait pas été oublié. Mais le (gascon) béarnais ? Le gascon landais ou maritime ? Le gascon en général ?

« Dans le dernier tiers du XXe siècle, chez un certain nombre de linguistes puis chez les militants (..) s’ajouta la conviction quasi-scientifique (..) que le seul occitan référentiel devait être le languedocien central« . (Jean-Louis Massoure. Le Gascon, les mots et le système. Honoré Champion, 2012) Tant pis pour le gascon, le béarnais, le bigourdan, le landais, réduits à un élément décoratif du nom (occitan gascon, …). Le Languedoc, c’est entre la Garonne et le Rhône.

Un court article ne peut faire le tour du sujet, mais une remarque : s’il s’agit encore de « langue régionale », de quelle région les occitanistes parlent-ils ? De l’Atlantique aux Alpes ? Car il s’agit de l’éradication des langues vivantes régionales réelles, sur des critères militants plus que scientifiques. Elle a pour effet de faire affluer efficacement les subventions publiques au profit d’un réseau militant, peu soucieux des locuteurs natifs. L’important c’est que le Président de région soit d’accord, l’avis du peuple est superflu.

Sentiers en chemin

Les Pays de l’Adour, territoires traversés par le fleuve Adour et ses affluents, sont géographiquement la partie sud-ouest de la Gascogne, dont ils partagent deux limites : les Pyrénées (au sud) et l’océan Atlantique (à l’ouest).

A l’est de la vallée d’Aure, la Gascogne pyrénéenne continue de la Garonne et ses affluents à l’Ariège (Gariège ?). Dans le piémont pyrénéen, la ligne de partage des eaux entre le bassin de l’Adour et celui de la Garonne délimite le parcours de la Ténarèze, une voie utilisée depuis les temps préhistoriques.

Les pays de l’Adour médiévaux ont fait partie du duché de Gascogne, devenu au XIe siècle possession des comtes de Poitiers et ducs d’Aquitaine.

Gascounhë (ancien gascon Gasconha) : Gascogne. Gascoû,-ounë : gascon,-onne ; la langue gasconne. Lou parla gascoû : le dialecte (ou parler) gascon.

Simin Palay cite (dans son dictionnaire du Béarnais et du Gascon modernes) les parlers bigourdans, armagnacais, de la Lomagne, de l’Astarac, de l’Albret et Labrit, de la Chalosse et des Landes, ainsi que le béarnais, « rameaux d’une même souche ».